- Erreur
| Escale à Pondichery |
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| Mardi, 25 Novembre 2008 17:40 | |||
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Pondichéry (devenue officiellement Puduchery en 2008, l'un de ses anciens noms) est une petite ville du Sud-Est de l'Inde. Ville-état ou Union territory au milieu de l'état du Tamil Nadu, elle est la capitale des anciens comptoirs français : Pondichéry, Karikal, Yanaon, Mahé et Chandernagor. Pondy, comme on l'appelle souvent, a un caractère très particulier de par son passé lié à la France : par son architecture coloniale elle se différencie des autres villes de l'Inde, avec ses noms de rues en français dans la Ville Blanche, ses terrains de pétanque et sa langue locale, le tamoul, riche en mots d'origine française.
Un peu d'histoire : Pondichéry française C'est sur les pas de Vasco de Gama, qui a ouvert les portes de l'Inde à l'Europe au début du XVIème siècle, que les français ont ouvert une première loge commerciale à Pondichéry en 1670 pour concurrencer les Hollandais grâce à la Compagnie des Indes Orientales, compagnie commerciale créée par Colbert en 1664. François Martin, gouverneur de 1675 à 1706 a mis Pondichéry sur la voie de la prospérité, c'est lui le véritable bâtisseur de la Pondichéry française et c'est Dupleix en 1742 qui lui fera connaître son heure de gloire. Malheureusement quelques années plus tard commence une période de troubles avec les anglais, et si Dupleix étend le territoire au sud de la ville, la situation s'envenime entre Français, Indiens et Anglais. La Compagnie des Indes, qui craint pour ses intérêts commerciaux fait rappeler Dupleix en France. La situation ne s'améliore pas pour autant et la guerre qui éclate entre les Français et les Britanniques en 1756 aboutit à la destruction de Pondichéry.
La ville sera tantôt française tantôt anglaise jusqu'en 1816 où elle sera définitivement rendue à la France. Pendant le XIXe siècle, plusieurs gouverneurs se succèdent et de nouveaux secteurs d'activité se développent : travail du cuir, élevage de vers à soie, indigo, canne à sucre, tabac et d'autres encore avec plus ou moins de succès. Sous le Second Empire et Napoléon III, période d'industrialisation, l'activité de Pondichéry est florissante ; le bétel, l'huile de coco connaissent un vrai essor et les échanges commerciaux sont facilités, la ville est toutefois déjà partagée : Ville Noire, insalubre et Ville Blanche, où les fêtes se succèdent. C'est la Troisième République, avec les premières élections en 1880, qui amène la démocratie à Pondy. Au tout début du XXème siècle, une lutte virulente pour l'indépendance a commencé en Inde et la ville sert de refuge au célèbre révolutionnaire Sri Aurobindo qui débarque à Pondy en 1910 et n'en repartira jamais plus. Durant la première Guerre Mondiale, Pondichéry patricipe financièrement et quand la Seconde Guerre Mondiale éclate, la ville se rallie aux forces libres. On voue un culte au Général de Gaulle, aujourd'hui toujours présent dans la mémoire des Pondichériens. En 1947 l'indépendance de l'Inde est proclamée. A partir de là , la question du territoire est soulevée : les partisans d'un rattachement à l'Inde s'opposent aux partisans du maintien de la souveraineté française, tandis que les deux gouvernements font la sourde oreille. Edouard Goubert, un créole pro-français, arrive à cette période là , la France compte sur lui pour maintenir sa présence en Inde mais en 1954, lorsque le sort des Etablissements de l'Inde est une fois encore remis en question (suite à l'abandon de l'Indochine), Goubert fait volte-face et se range du côté indien. L'inde et la France passent le 1er novembre un accord pour le transfert de facto du territoire. Le traité de cession entre en vigueur le 16 août 1962 (transfert de jure). Les habitants doivent alors choisir leur nationalité et l'administration devient entièrement indienne avec parfois le modèle français (on délivre aux mariés un livret de famille portant le nom et le symbole de la République Indienne).
Pondichéry aujourd'hui Pondichéry est la capitale du Territoire de l'Union regroupant les 4 anciens comptoirs : Karikal au Sud dans le Tamil Nadu, Mahé, enclavé dans le Kérala, Yanaon, enclavé dans l'Andhra Pradesh (Chandernagor a été rattachée à l'Inde en 1950). Environ 10.000 français vivent à Pondichéry, la ville dispose d'un consulat de France, d'un Lycée français, d'un Institut français de recherche, d'une Ecole française d'Extrême-Orient et d'une Alliance française très dynamique. La principale ressource de Pondichéry reste, malgré l'urbanisation, l'agriculture. La pêche est aussi une ressource économique majeure. Le tourisme, sur lequel le gouvernement mise beaucoup, augmente chaque année ; en 2006 on compte quelque 650.000 touristes indiens et environ 46.000 touristes étrangers. En novembre prochain l'aéroport de Pondichéry ouvre ses portes avec des vols intérieurs, d'abord vers Chennai et Bangalore.
L'ashram Sri Aurobindo et Auroville Sri aurobindo est né le 15 août 1872 à Calcutta. Après la partition du Bengale en 1905, il devient un des leaders du mouvement indépendantiste indien. C'est au cours d'un séjour d'un an en prison en 1909 qu'il se plonge dans la méditation et le yoga; de ce travail découlera une spiritualité sur l'avenir de l'homme appelée le yoga intégral. En 1926, avec l'aide de sa collaboratrice spirituelle la Mère, Mirra Alfassa (née à Paris le 21 Février 1878 et arrivée à Pondichery en mars 1914), il crée l'Ashram et se retire de la vie publique pour se consacrer à sa recherche. Composé à l'origine de quelques bâtiments, l'ashram s'est peu à peu étendu, essentiellement dans la Ville Blanche. Sri Aurobindo disparaît en 1950 et la Mère crée en 1953 le Centre International d'éducation Sri Aurobindo à Pondichery une expérience nouvelle et audacieuse dans le domaine de l'éducation. Le français est l'une des principales langues étudiées.
Le 28 février 1968, la Mère inaugure la communauté d'Auroville avec les représentants de 124 pays; la ville, à 10 km au nord de Pondichéry, prévoit d'accueillir 50 000 habitants et se veut un "laboratoire de l'évolution". A l'heure actuelle la communauté compte quelque 2000 résidents vivant sur les 25km² de forêt qui entourent le Matrimandir (littéralement le Temple de la Mère), une grosse boule dorée considérée comme l'âme de l'endroit par la Mère. Plus de 5000 villageois tamouls y sont employés. A faire et à voir sur place L'ashram : on peut, à certaines heures, entrer dans l'enceinte de l'ashram et se recueillir autour du Samadhi où Sri Aurobindo et La Mère sont enterrés. La promenade sur Goubert avenue (Beach road) : longue d'un kilomètre et demi, la balade est agréable le matin et en soirée pour profiter de l'air de la mer. Visites organisées : l'INTACH, une ONG spécialisée dans la conservation du patrimoine, propose des circuits dans la ville sur le thème de l'architecture. L'Alliance française : installée rue de Suffren, l'Alliance dispose d'une bibliothèque récemment restaurée et offre de nombreuses activités culturelles. Tous les bâtiments des institutions françaises, comme l'Alliance, l'Institut Français, l'Ecole d'Extrême-Orient et le Lycée sont installées dans de beaux bâtiments que l'on peut visiter. La plage : si le bord de mer était il y a quelques années une belle plage, elle a aujourd'hui disparu et la baignade est interdite. Les plages au nord et au Sud de Pondichéry sont réservées aux pêcheurs et ne sont pas très propres. Pour se baigner il existe la plage d'Auroville (Repos beach) et quelques autres petites plages mais la mer reste parfois dangeureuse à cause de forts courants. Temples : le temple le plus célèbre est celui de Ganesh, à deux pas de l'ashram devant lequel Lakshmi, l'éléphante du temple bénit les passants qui déposent une pièce dans sa trompe. Il existe plusieurs autres temples hindous mais aussi plusieurs églises et même une cathédrale (église de Notre-Dame) et plusieurs mosquées dans le paisible quartier musulman. Shopping : outre l'encens, les savons et autres bougies, on trouve à Pondichéry une grande variété de magasins. Une petite foire a régulièrement lieu en bord de mer et propose toutes sortes d'objets artisanaux mais on trouve aussi des magasins du Cachemire, du Tibet et de plus en plus de boutiques de créateurs comme The Red Courtyard, Nirvana et Pondy Cré'Art où Indiens et Européens travaillent ensemble. Fabindia a également une boutique dans la Ville Blanche. Excursions : une fois installé à Pondy, il est possible de faire des excursions d'une journée pour aller découvrir le Fort de Gingee qui date de la dynastie Chola, Mahabalipuram et ses temples, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco ou encore Dakshina Chitra (entre Chennai et Mahabalipuram) et son village de maisons traditionnelles des 4 régions du Sud de l'Inde.. ![]() Pondichéry - Temple de Ganesh Liens utiles
Les Comptoirs de l'Inde à Paris dispose d'un centre documentaire de plus de 700 ouvrages, vieilles revues, cartes postales, collection de timbres des Indes françaises, pièces de monnaies, gravures anciennes et documents divers à la disposition des personnes intéressées. Le Trait-d'Union est un petit mensuel en français, publié depuis plus de 50 ans pour établir le lien entre Pondichériens français et indiens.
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Inde en France